Bernard Sorbier, troubadour
Auteur, comédien et chanteur enraciné dans la Provence, il mêle poésie et nature pour faire vibrer le Ventoux.


Bernard Sorbier a grandi dans le petit village de Mollans-sur-Ouvèze sur le versant nord du Mont Ventoux, entre Vaison-la-Romaine et Buis-les-Baronnies. Avec son grand frère Alain et ses parents Léonce et Andrée, il vivait au milieu des prés, des vignes et des oliviers. Enfant, Bernard Sorbier gardait le troupeau de moutons en rentrant de l’école. Pendant les vacances, dès son plus jeune âge, il a travaillé dans les champs. Le ramassage du tilleul, des olives, des fraises, des haricots, du raisin… ont accompagné les vingt-cinq premières années de sa vie. Gaucher dyslexique et dysorthographique, ses études furent peu brillantes. A douze ans, il avait déjà redoublé deux classes. Paradoxalement, à l’adolescence, il s’est pris d’affection pour la littérature et a dévoré tous les auteurs classiques et provençaux.
Sous l’influence familiale, il a obtenu un BEP agricole au lycée de Carpentras-Serres puis un Bac agricole option arboriculture et vigne à Nîmes. L’année de son bac, lors de la saison scolaire 1983-1984, il a effectué son premier grand voyage ; un mois en Afrique passé à manger avec les mains et à dormir chez l’habitant. Sur son dernier bulletin trimestriel, le professeur principal avait marqué « Va à l’échec » et son professeur de Français ; « Elève qui possède de véritables qualités d’écriture, fourvoyé dans des études agricoles.» Bernard Sorbier effectue son service militaire à La Réunion en 1986 et 1987. Une île de l’Océan Indien où il s’installera en juillet 1989 encouragé par une lettre de l’écrivain DANIEL VAXELAIRE. L’année suivante, en décembre 1990, alors inscrit en licence de Lettres à l’Université de Saint-Denis, il signe son premier contrat de journaliste dans l’hebdomadaire Télé 7 Réunion. Puis, entre 1995 et 2001, il dirigera les seize pages culture à la rédaction de Visu, un hebdomadaire du groupe du Quotidien de La Réunion.
Entre 1990 et 2001, Bernard Sorbier est journaliste polyvalent pour la presse hebdomadaire régionale (Télé ainsi que pour des magazines de voyages). Il réalise des reportages sur l’île mais également aux quatre coins du monde : Chine, Etats-Unis, Maurice, Mayotte, Botswana, Afrique-du-Sud, Ecosse, Australie, Chine, Thaïlande… En parallèle, il fait des chroniques dans l’émission télévisée « Samedi quelque chose » sur Antenne Réunion présentée par Sébastien Folin (1994), puis fait « La pensée du jour » (1995) sur RFO, devenu Réunion 1ère.
En 1994, un mécène du nom de SAUVEUR CÉLESTE finance son premier livre à compte d’auteur « Pensées Indigestes ». L’année suivante il rencontre le chanteur-auteur-compositeur-peintre CHARLELIE COUTURE. Six ans plus tard, CharlElie signe vingt-huit dessins originaux à l’encre de Chine pour l’ouvrage « Pensées indigestes 2 » (2000). Comme aucune maison d’édition n’en veut, Sauveur Céleste, ainsi que Peter Mertes, patron de la société de vêtements Pardon, financent son deuxième livre. Une nouvelle collaboration avec les aphorismes de Bernard Sorbier et les dessins de CharlElie donnera naissance à « Pensées indigestes 3 » (2003). Entre temps, les recettes des publications à compte d’auteur ont donné naissance à l’association Editrice Les mots du Ber (qui deviendra Les petits mots du Ber en 2014).
De retour en France Métropolitaine, Bernard Sorbier entre dans le groupe de la Provence et devient rédacteur en chef d’un des plus anciens journaux hebdomadaire de France « Le comtadin » (2002-2006). En 2006, ce dernier est vendu et il intègre la rédaction de La Provence. En 2008, il obtiendra le prix de l’innovation rédactionnelle (ex-aequo avec le site internet de Géo) au Trophée de l’innovation avec le concept « La Provence mobile ». Ses reportages quotidiens étaient réalisés avec un camping-car aménagé en rédaction ambulante.
Depuis 2004, il est aussi chroniqueur sur France Bleu Vaucluse. D’abord avec « La route des stars » puis avec « Dans mon village », « La chanson du terroir ». Depuis septembre 2015 sa chronique « Les mots de chez nous » fait vivre les expressions en patois (dont les mots sont différents à quelques dizaines de kilomètres près) et en Provençal tout en racontant des anecdotes sur les gens qu’il rencontre ou qu’il a rencontré dans les villages de son enfance.
En 2005, il fait ses premiers pas au théâtre avec le metteur en scène du Chien qui Fume d’Avignon GÉRARD VANTAGGIOLI. Ce dernier devient le metteur en scène attitré du journaliste auteur qui joue uniquement ses propres textes sur scène. Bernard Sorbier est plus une « nature » qu’un véritable comédien. Ces spectacles, inspirés du terroir mais de dimension universelle, sont beaucoup joués dans le sud-est, puis aux quatre coins de France.« Des mots dans mon vin », présenté plus de 400 fois sur scène, a été joué à plusieurs éditions du Festival d’Avignon, à l’Espace Pierre Cardin à Paris, au Château de Saint-Prex en Suisse, au Festival du conte La Charrette aux merveilles à Morlaix… Suivront « Mes mots sont des mets, mes maux sont d’aimer » (2006), « Par cœur » (2007), « Truffée, la truffe, le chien, mon grand-père et moi » (2009) et «Le dernier paysan et les coquelicots » (2015) dont la voix off est assurée par JOSÉ BOVÉ. Puis viendra le quatrième et dernier volet de sa tétralogie inspirée du terroir: « Les lettres de mon moulin à huile d’olive » (2023) avec les voix off du comédien FRANCIS PERRIN et d’un de ses fils, Armand.
En 2014, il sort deux CD (« J’en ai sorti deux en même temps parce qu’il parait que le cap du premier est très difficile à passer », déclare-t-il) de chansons plus ou moins sages et plus ou moins longues : « Les chansons du poète paysan » et « Les chansons rudimentaires mais indispensables.» Comme la quinzaine de livres qu’il a publiés, ces deux albums ont été très peu distribués.
Phénomène de l’autoédition, sans éditeur ni diffuseur, mais avec de nombreux collaborateurs de choix sur ses ouvrages (CharlElie Couture, SINÉ, WOLINSKI, Alain SIRVENT, Dominique ROUSSEAU, LIZZIE NAPOLIE, Jacques SALOMÉ…) l’artiste indépendant et intimiste a vendu plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires de ses livres-objets, cartes postales et de ses disques, en vingt ans, uniquement à l’issue de ses spectacles et sur des salons du livre et des arts.
Depuis quelques années, Bernard Sorbier s’est retiré du monde du journalisme et des chroniques radio pour uniquement se consacrer à ce qu’il a « véritablement envie d’écrire, de jouer, de partager… ». Le troubadour est retourné vivre entre les vignes et les oliviers de Mollans-sur-Ouvèze, dans le cabanon que son arrière-grand-père avait acheté à la bougie à la fin du XIXème siècle.
Le poète paysan consacre désormais l’intégralité de son temps à ses spectacles, ses journées dédicaces, ses oliviers… et aux gens qu’il aime (qui l’aiment).
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Instants capturés de la vie et des spectacles de Bernard Sorbier
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